samedi 22 juillet 2017

Le plus gros des émotions est passé,


Demain, je déménage Juliette <La princesse aux bois endormis> à l’appartement de Cybèle. Son rôle de chatte unique va prendre une méchante débarque en apercevant les deux chats de la maison. Je me demande bien combien de jours elle va se cacher dans le fond des tiroirs avant de se familiariser à sa nouvelle vie et ses nouveaux copains. On ne sait jamais…elle peut nous faire des surprises.

Ce matin je me sentais comme si je nageais dans un bol de Jello, j’étais inquiète de voir venir la journée au salon en compagnie de toute la famille. Finalement, tout s’est bien déroulé et ce soir je m’autorise à prendre quelques verres de vin en ma compagnie à la maison.

Je pense que le plus gros des émotions est passé, maintenant, j’aurai besoin de toute mon énergie pour organiser moi aussi ma nouvelle vie.

Je suis chanceuse, j’ai énormément de soutien de la part de toute ma famille, mais je vais devoir me trouver des bras pour m’aider à transporter quelques boites jusqu’à ma voiture. Les trente-six marches sont quand même plus faciles à descendre qu’à monter.

Avec toute cette peine, des ptits moments de joie et de détentes sont bienvenus, il ne me reste qu’à mettre de l’équilibre entre le rôle de la mère et la femme que je suis.

Honnêtement, je ne veux pas connaitre mon avenir, mais j’ai confiance, la vie continue…

La pardon ne change pas notre passé mais il change notre futur.
Lolo la plus qu'imparfaite xxx

Un sourire

Souris même si ton cœur fait mal
Souris même s'il se brise
Quand il y a des nuages dans le ciel, tu y parviendras
Si tu souris malgré tes peurs et ton chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras le soleil venir briller, sur toi

Illumine ton visage de joie
Cache toute trace de tristesse
Bien qu'une larme peut-être si près
Et si tu souris malgré tes peurs et ton chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras que la vie vaut encore la peine si simplement tu souris

Souris même si ton coeur fait mal
Souris même s'il se brise
Quand il y a des nuages dans le ciel, tu y parviendras
Si tu souris malgré tes peurs et ton chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras le soleil venir danser, pour de toi

Illumine ton visage de joie
Cache toute trace de tristesse
Bien qu'une larme peut-être si près
Et si tu souris malgré tes peurs et le chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras que la vie vaut encore la peine si simplement tu souris

Un sourire

Lolo la plus qu'imparfaite xxx

mercredi 19 juillet 2017

À Dieu Stéphane



Stéphane va nous manquer, il est mort ce matin le 19 juillet 2017, il aurait eu 49ans dans quelques jours et l'adolescent en lui ne l'a pas quitté jusqu'à la fin.

C’est lui qui s’occupait de détecter les problèmes des ordinateurs de toute la famille, toujours prêt à nous donner un coup de main, sa générosité et son amour étaient sans borne et on l'aimait énormément.

Depuis plus de 15ans qu’il vivait avec Cybèle, à être témoin de leur union, les deux s’entendaient à merveille, ils étaient les meilleurs amis et chacun à sa manière pouvait compter l’un sur l’autre, je sentais le respect et l'amour dans leur couple et j'étais en confiance à le savoir près de ma fille, il était un fils pour moi.


Cybèle a pris soin de lui tout le long de sa maladie et maintenant c’est à mon tour de prendre soin d’elle.

On deviendra colocs sous peu, finalement, on va prendre soin de nous.….histoire à suivre.

En attendant, je devrai réorganiser ma vie, je ne pense pas que je vais m’ennuyer, mettre de l’action est le meilleur moyen pour moi d’évacuer mon stress et mes émotions. J’anticipe les beaux jours, mais j’accepte ce que la vie veut bien me donner.
Quelques moments de détente à rire et jaser avec un ami en particulier pourront recharger mes piles de temps en temps si notre relation continue dans cette direction.


Je n’oublie pas la famille de Stéphane, ils vivent beaucoup de tristesse, je ne les nommerai pas, car ils sont trop nombreux à l’avoir aimé, mais je tiens à remercier ses parents, Arlette et Jean-Paul pour tout le soutien qu’ils ont donné à Cybèle pendant la maladie de Stéphane.


Aujourd’hui, avec mes deux filles, nous étions comme les  trois mousquetaires, <Tous pour un…un pour tous>

Tous les fils invisibles qui nous relient par l'amour des uns des autres me confirme la validité de mon existence.
Enfin....
J'épargne mes forces pour profiter des vagues de retour

 Lolo la plus que parfaite XXX
Mélanie, nièce de Stéphane

Maman Arlette

Stéphane et Cybèle

samedi 15 juillet 2017

Bord de plage


Diane Hébert

J'épargne mes forces pour profiter des vagues de retour
Enfin un samedi ensoleillé qui a de l’allure et j’en ai profité pleinement sur le bord de la plage à St-Agathe en compagnie d’Emman ma fille , Emmy ma petite fille ainsi que Catherine, l’autre grand-maman d’Emmy.
Parle..parle..jase…jase, c’était un après-midi d’été comme je les aime et ce ne sera pas le dernier.

Revenue à la maison, je n’avais qu’une idée, sauter dans la douche et me reposer seule avec Juliette. Finalement, je ne viderai pas trop mon sac de voyage car je sais que je vais y retourner.

Cela me permet de me rapprocher de ma fille en étant témoin de son quotidien qui est loin d’être facile malgré les apparences.

Hier soir, seules toutes les deux, on a profité de la balançoire près du feu à nous raconter. Elle et sa sœur sont naturellement les êtres les plus précieux dans ma vie et je constate que l’amour de ma famille ainsi que le partage me donne la force de rester positive malgré les peines à venir sans trop m’essouffler.

J’ai compris des bonnes vérités en lisant quelques phrases d’un livre assez inspirant qu’Emman m’a prêté, habituellement ce genre de livre de développement personnel ne m’intéresse pas car j’en ai trop lu, mais celui-là, je le trouve particulier, il n’y a pas de hasard. 

Lolo la plus que parfaite XXX

John P. Strelecky
Alain Williamson (Traducteur)

ISBN : 2894362277
Éditeur : Editions Le Dauphin Blanc (25/09/2009)
Résumé :
Pour fuir le stress et la pression au travail et dans la vie quotidienne, John prend la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il se voit contraint de modifier son itinéraire et d'emprunter un chemin inconnu et isolé sur lequel il se perd. Contre toute attente, alors qu'il est sur le point de manquer d'essence et qu'il est affamé, il aboutit à un café au milieu de nulle part et dans lequel il fait la connaissance de trois personnes qui l'amèneront à réfléchir sur la vie d'un point de vue différent. Mais surtout, il découvre sur le menu du café trois questions qui le porteront à réévaluer sa propre existence :
Pourquoi êtes-vous ici ?
Craignez-vous la mort ?
Êtes-vous pleinement épanoui?
De discussion en discussion, de réflexion en réflexion, l'homme voit sa vision de la vie se transformer. Lorsqu'il quitte le café, tard dans la nuit, il sait qu'il ne sera plus jamais le même homme et que sa vie vient de prendre un tournant majeur.

dimanche 9 juillet 2017

Odeur de char neuf…

Une très belle fin de semaine malgré les émotions, avec un samedi soir assez Olé..Olé..qui m'a fait le plus grand bien.

Aujourd'hui, un ami me raconte qu’il se vend des produits genre parfum d’auto à l’odeur de char neuf. J’en revenais pas, possible que ce soit une blague, je vais me renseigner sur Google pour voir si c’est vrai.

Finalement, plus je riais et plus il en rajoutait, on peut aller bien loin si on déconne sur cette idée.
Imaginez être capable de choisir l’odeur d’une voiture neuve selon sa personnalité.
Moi, je choisirais le parfum de Myata Rouge flambant neuve.

On pourrait offrir ce parfum aux comptoirs cosmétiques pour hommes et femmes dans les grands magasins.


Le gars dirait le lundi matin au boulot qu’il a rencontré une femme avec un parfum terriblement sexy et attirant car elle sentait l’odeur d'une Corvette neuve.

La fille par contre, dirait qu'elle a rencontré un gars terriblement ennuyant malgré ses gros muscles, sentant le Jeep neuf

Pour conclure.... mon sujet du jour, un ptit truc lors des disputes de couple qui peut servir à tout le monde.
 <JE SUIS DÉSOLÉ> est une phrase que j'aime entendre surtout si elle vient du coeur.
Lolo la plus que parfaite XXX

Spoiler: ce n'est pas "je suis désolé".
Personne ne peut vous émouvoir autant que celui dont vous êtes le plus proche. Mais il ou elle peut aussi vous blesser plus profondément qu'un autre.

VIE DE COUPLE - À moins de vivre à Disneyland toute l'année, les couples qui durent endurent de terribles disputes. De celles qui heurtent, qui meurtrissent, parce qu'elles vont trop loin.

Mais il existe quelques mots à dire pour atténuer ces désaccords, avant que vous ne disiez quelque chose que vous regretteriez. Hal Runkel est un thérapeute américain spécialisé dans les problématiques liées au mariage et à la famille. Il a donné sa méthode à Business Insider.

Les mots magiques
Il suffirait de prononcer le mot "ouh la", ou bien "stop", ou bien la phrase "tu vas trop loin". En anglais, il s'agit du terme "ouch", qui exprime le fait d'avoir été blessé par une pique trop forte.

Selon cet expert, nous utilisons souvent des informations personnelles sur l'autre dans les fâcheries de couple. Notre réflexe est de répondre par une phrase encore plus violente, la situation s'envenimant alors à coup sûr.

De la confiance
"Personne ne peut vous blesser autant que celui dont vous êtes le plus proche", explique le thérapeute à BI. Imaginons que vous cherchiez à perdre du poids depuis des années et que cela vous culpabilise énormément de ne pas réussir à en perdre. Vous avez confié cette difficulté à votre partenaire. Imaginons encore qu'il l'utilise dans une dispute: "Évidemment que t'as pas pu prendre cinq minutes pour sortir les poubelles, t'étais trop occupé(e) à t'empiffrer".

À ce moment précis, vous n'avez qu'une envie: lui répondre quelque chose de plus tranchant encore. C'est là où le mot magique doit intervenir. Il peut modifier le cours de la dispute. Il permet aussi de développer ce que l'on ressent sur le moment.

"Ouh la. Stop. C'est blessant. Je ne sais pas si tu voulais vraiment me faire du mal en disant ça, mais c'est ce que tu as fait." Ce à quoi votre partenaire pourrait répondre "mais toi aussi tu m'as dit des choses terribles". La meilleure des réponses serait alors: "tu as raison, je l'ai fait et j'en suis désolé(e)".

Pfuitt. Plus de dispute. Ou plutôt, plus de mots qu'on ne voulait pas dire. Les esprits s'apaisent. On peut recentrer la querelle sur le fond du problème.
 voir le lien

samedi 8 juillet 2017

Mes projets pour l’été…



 Mes projets pour l’été…  


Avec un budget aussi minime que le mien, j’ai décidé de faire la touriste à Montréal en prenant le métro.

Moi qui évitais le plus possible les rassemblements, je veux me retrouver au centre-ville parmi les animations, je veux visiter le musée des Beaux Arts <Retour sur la révolution culturelle des années 60> ICI , marcher sue la Ste-Catherine et la rue St-Denis, je choisirai des journées ni trop chaude ni trop froide et je veux en profiter pleinement le temps que je suis en santé.


Je porterai de bonnes espadrilles avec un jean pour me sentir bien quand je marcherai, il ne faut surtout pas que j’oublie mon chapeau et je pourrai apporter un ptit lunch pour manger sur le bord du fleuve.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma vie cette semaine, mais je décide de ne plus attendre les invitations pour sortir, je m’invite moi-même aux activités que j’aime comme les concerts extérieurs gratuits intéressants dans mon quartier

Je laisse ma boulimie artistique dans le congélateur pour prendre un peu d’air, même si c’est celui de la pollution de la ville.
Je pourrai toujours me rendre à St-Agathe de temps en temps pour respirer le grand air et patauger dans le lac les jours de grosses chaleurs avec mes filles et petite fille.


Finalement, rien ne me dit que tous ses beaux projets dans ma tête se manifesteront cet été, la très grave maladie d’un très proche que j’aime énormément me fait vivre beaucoup de peine.

Comme on dit…on ne choisit pas nos malheurs.

Lolo la plus qu’imparfaite.

lundi 3 juillet 2017

C’est donc bien beau!!!


Une belle journée hier malgré le va-et-vient de la pluie.

Je me suis attablée pour souper au Café de la Gare en mangeant un sandwich avec mon compagnon habituel qui m’attend à l’entrée, soit le Journal de Montréal.
J’étais la seule cliente jusqu'à ce qu'un vieux couple s’installe à une table..
J’entends l’homme s’exclamer
– C’est donc bien beau!!!, 

Je ne l’observais pas et j'ignorais la raison de son exclamation. 
Sa femme et lui  font le tour du resto en regardant avec attention mes tableaux accrochés au mur.
J’entends leurs commentaires, ils ne savent pas que je suis l’artiste.
Le couple s'approche de ma table, et je leur dis merci pour l’intérêt qu’ils portent à mes toiles.

L’homme se présente, lui-même artiste à la retraite travaillant à Radio-Canada pendant de nombreuses années comme concepteur d’accessoires.
Le couple apprécie mes couleurs et mes textures.

Je n'ai rien vendu, mais la fierté que m’a procurée ces simples compliments m’a donné du gaz pour persévérer tout en augmentant
mon estime de moi, je souhaite rester sur cette vitesse de croisière pendant un certain temps.
Je me trouvais bonne et ça fait du bien, c'est vraiment une bonne sensation.


En sortant du resto j'ai pratiqué mon billard seule comme une grande en buvant une bière, c'est gratuit pour les femmes presque tous les jours..

Cette semaine j’ai fait des vitraux à tomber par terre. Je ne les calcule pas vraiment comme des toiles car le travail est beaucoup plus long.

Lolo la plus que parfaite XXX

mardi 27 juin 2017

Un deux dans un



Un deux dans un aujourd’hui, j’ai la tête à l’écriture.

Une journée parfaite pour faire disparaître quelques vitres des cadres de mes toiles, finalement, je trouve qu’elles sont beaucoup plus belles sans les reflets de miroir.
Avec toute la texture des médiums, on apprécie mieux les couleurs et les reliefs.

Les temps d’orage d’automne m’évitent l’air conditionné, mais je dois trouver une solution au plus vite pour faire tenir ma vitre plexis glass dans ma fenêtre, je pensais avoir trouvé la solution…mais non, tout a décollé.

En attendant May West qui venait souper et jouer quelques parties de Rummy, je me suis attardée sur quelques publications philosophiques et psychologiques MGM sur Google.

Les propos d’hier d’un ami sur la confiance et le pardon refont surface à ma mémoire
Quand nous créons constamment un mécanisme de protection afin de ne pas répéter une situation similaire.
Quand nous sommes incapables de nous pardonner d’avoir trop fait confiance car les conséquences ainsi que les émotions sont encore présentes et surtout…surtout….l’écorchure à notre égo, notre fameux MOI qui accepte difficilement les erreurs de parcours que nous aurions dû voir venir de loin avec nos bagages de connaissances supposément acquis.

Dans l’immédiat, est-ce que nous avons besoin de nous pardonner et d’arrêter de nous planter des clous dans la tête pour un événement qui s’est produit il y a plusieurs années ou bien reprendre confiance aux gens qui nous entourent tout en restant dans le gros bon sens. …voilà la question qui tue!!!

Lolo la plus que parfaite XXX



La méfiance: manque de confiance ou mécanisme de protection?
De nos jours, la méfiance est de rigueur dans les relations.
Les femmes se méfient des hommes et les hommes des femmes.
Phénomène de société, blessures du passé, peur d’être déçu ou de souffrir à nouveau?
Les explications sont nombreuses car la méfiance est une attitude complexe. Parvenir à en découvrir les motivations sous-jacentes aidera à mettre en perspective les gains qu’elle apporte et à s’en libérer.
Se méfier par manque de confiance
Dernièrement, des amis français me confiaient le climat de méfiance dans lequel beaucoup vivent en France, tellement les abus deviennent monnaies courantes. Le contexte socio-économique semble inciter les gens à la prudence pour se prémunir des abus.
Manque de confiance en l’autre, à tort ou avec raison, cette prudence peut être salutaire du moment qu’elle aboutit à des réponses concrètes permettant d’affirmer son utilité en instaurant un climat de confiance. La prudence invite souvent à la patience, complice d’une décision avisée.
La méfiance peut donc être salutaire pour une personne encore « naïve », par manque d’expérience ou par excès d’optimisme. Sa présence dans une relation amoureuse peut indiquer l’évolution vers une forme de maturité acquise au prix de déboires. Une sorte de transition d’un amour passionnel vers un amour plus sophistiqué.
La méfiance, séquelle d’anciennes blessures
Toutefois, si les blessures du passé s’immiscent et que la peur de commettre une erreur ou d’être dans l’erreur — sans raisons valables — apparaît, la rancune et la susceptibilité vont s’accumuler. Du fait d’une perception exagérée des situations et des relations, la méfiance engendre facilement et pour longtemps des angoisses, de l’anxiété et des tensions relationnelles.
La personne méfiante éprouve le besoin d’être sur ses gardes et ne peut gérer l’ambiguïté émotionnelle que suscitent en elle les évènements. Bon nombre de croyances issues de leçons, souvent chèrement payées en lien avec des situations vécues comme des abus conduisent à une image de soi dévalorisante. Cette faible estime de soi contribue indéniablement à cristalliser ce comportement de protection vis-à-vis des autres.
Un mécanisme de protection épuisant
La méfiance est alors une sorte de lutte quasi continue en soi, qui inconsciemment, est projetée dans la relation à l’autre. Loin de satisfaire un besoin de sécurité, ce mécanisme alimente le sentiment d’insécurité qui est provoqué par une recherche démesurée de preuves d’abus, de méchanceté, de manipulation, de mensonges, etc.
La frontière est mince entre méfiance et paranoïa et pas toujours évidente à percevoir. Malgré tout, en observant les résultats des comportements adoptés, il est possible de savoir si cette attitude facilite ou complique la situation ou votre relation.
Ainsi, une femme qui a des doutes sur la fidélité de son partenaire, dont elle est séparée par un océan, peut avoir raison d’être prudente, le temps de mieux connaître l’autre. Par contre, si une sorte de jalousie s’installe, que presque tous les faits et gestes sont remis en question, il y a davantage de risques d’obtenir un éloignement du conjoint et de créer soi-même la preuve justifiant cette attitude qui renforce votre insécurité.
Pire encore, cela peut même finir par pousser votre conjoint à agir de manière à vous donne raison. Après tout, c’est une façon comme une autre de provoquer la séparation et de mettre un terme à une jalousie étouffante.
La prudence, une bonne dose de méfiance
Autrement dit, la méfiance peut être à la fois un signe de prudence, de maturité, de désir de protection, que de manque de confiance en l’autre et en soi.
Elle peut aussi indiquer la nécessité de confronter vos peurs, de prendre conscience des situations où vous êtes anxieux, de mettre à jour des blessures non cicatrisées, de reconnaître le besoin de prendre plus son temps, de chercher des réponses à des questions légitimes et une plus grande sécurité.
Parfois, la méfiance est la solution. D’autres fois, elle maintient l’angoisse de l’inconnu. C’est une question de dosage et de pertinence compte tenu d’un contexte donné.
De la méfiance au lâcher-prise
En somme, si vous n’avez point besoin de faire preuve de prudence, alors la méfiance sera un obstacle au lâcher prise. Elle engendrera des angoisses irréalistes. Inutile donc de chercher à vous faire du mauvais sang pour ce que vous ne pouvez contrôler! Pour apprendre comment lâcher prise, lisez mon livre: L’art de lâcher prise, publié aux Editions Le Dauphin Blanc.
Apprenez plutôt à accepter que la sécurité absolue est une quête utopique et qu’un peu de mystère contribue à rehausser la saveur de la vie qui risquerait de devenir trop fade sinon.
Développez une nouvelle attitude, une souplesse, une plus grande assurance et ouvrir un espace à l’autre peut créer un réel climat de confiance. Réglez vos blessures du passé, apprendre à s’auto critiquer et à s’auto valoriser, apprendre à interpréter avec plus de réalisme que de pessimisme les comportements des autres sont autant de pistes de solutions à mettre en place pour parvenir à cultiver une plus grande confiance en soi-même et délaisser la méfiance.

COMMENT SE PARDONNER À SOI?
Par Diane Gagnon le 22 juin 2015

Tous les articles sur le pardon suscitent de nombreuses réactions. Bien des gens pardonnent pour être en paix, d’autres refusent de pardonner tant que l’autre personne n’en a pas fait la demande. Certains préfèrent la vengeance ou garder rancune.
Toutes ces formes de pardon – ou de non-pardon- représentent notre attitude envers les autres. Mais aussi de notre attitude envers nous-mêmes.
Qu’en est-il lorsque vient le moment de se pardonner à soi? Sommes-nous aussi sévères? Ou davantage, ou moins durs?
Nous négocions parfois avec notre conscience pour tenter d’effacer de notre mémoire un acte que nous avons posé ou une parole que nous avons dite et que nous préférerions oublier.
Les études semblent démontrer que nous avons moins tendance à nous pardonner qu’à pardonner aux autres. Et moins nous nous pardonnons, moins nous sommes portés à pardonner aux autres.
Pourtant, comme rien n’est inutile et que tout a un sens, les « erreurs » que nous avons commises et que nous avons de la difficulté à nous pardonner sont aussi des étapes importantes de notre croissance. Lors de ces choix que nous regrettons, nous avons fort probablement appris des leçons importantes sur nous, sur ce que nous ne voulons plus répéter, sur ce qui a vraiment de l’importance pour nous.
Rares sont les occasions où nous avions vraiment l’intention de blesser quelqu’un. Nous avons plutôt été malhabiles, inconscients ou en réaction, sur la défensive. Si nous sommes capables de demander pardon à l’autre et si celui-ci nous pardonne, nous devons le faire pour nous-mêmes aussi. Il ne sert à rien de traîner une culpabilité qui nous ralentit dans notre évolution.
Si l’autre ne nous pardonne pas, il nous revient de faire la paix avec ce que nous regrettons : nous avons fort probablement fait du mieux que nous pouvions à ce moment-là. Quel apprentissage pouvons-nous faire de cette « erreur »? Qu’est-ce que l’Amour essaie de nous enseigner à travers cette culpabilité?
Et à partir de maintenant, si nous gardons nos intentions pures, si tous nos gestes et nos paroles procèdent de l’Amour et sont guidés par l’Amour, nous n’aurons plus besoin de nous pardonner quoi que ce soit puisque nous ferons toujours du mieux que nous pouvons, sans mauvaise intention et avec amour. Si d’aventure nous blessons l’autre, ce ne sera pas volontairement; l’autre demeure responsable de sa réaction. Nous pouvons toujours nous excuser, mais nous ne sommes pas coupables de sa réaction, puisque nous étions bien intentionnés.
En nous branchant sur l’Amour, en toutes circonstances, et en laissant l’amour guider nos gestes, nos paroles et nos pensées, nous agissons toujours de la meilleure façon possible. Ainsi, nous ne créons rien de nouveau à nous pardonner. Et nous sommes en paix avec notre âme et conscience.
Car se pardonner à soi-même, c’est la plus belle preuve d’Amour de soi.
Diane Gagnon