Presque une tempête de neige sur l’autoroute en allant à mon billard, la pluie était tellement abondante et j’étais très nerveuse à conduire.

Au billard, j’ai joué comme un pied, mais je me suis bien amusée. J’étais contente de revoir des amis, quelques ptits nouveaux étaient présents et ils étaient pas mal cute.
Toute la semaine je me demandais bien en regardant la télé, kécéÇÀ l’affaire de l’UPAC????? J’étais même prête à prendre le téléphone pour demander à ma sœur May West si elle était au courant de kéquechose et de me l’expliquer comme un bon professeur… la politique à connait ça.
Finalement, Stéphane Laporte à la Presse m’a donné la réponse dans sa chronique et j'adore comment il explique les choses avec un tel bon sens et des mots qui me parlent.
En lisant son texte, maintenant, au moins, je sais que je ne comprends strictement rien, Marilou…Marilé.
Lolo la plus qu'imparfaite XX
L’affaire Guy Ouellette pour les nuls
Stéphane Laporte La Presse
La politique québécoise, en ce moment, ressemble à un épisode de Twin Peaks : on ne comprend rien, mais c’est bon.
Permettez-moi donc, à l’instar de plusieurs analystes, de vous expliquer l’affaire Guy Ouellette, puisque je n’y comprends rien autant qu’eux. Sinon plus.
Le 25 octobre, on apprend qu’un député du Parti libéral du Québec a été arrêté par l’UPAC, l’Unité permanente anticorruption. On est surpris et on ne l’est pas. Surpris, parce que c’est rare qu’un élu se fasse mettre la main au collet. Pas surpris, parce que ça devait bien finir par arriver. On se demande : c’est qui, c’est qui ? Guy Ouellette.
Guy Ouellette ? Eh ben. S’il y avait un député libéral qu’on croyait non corrompu, c’est lui. L’a-t-on arrêté à cause d’une enveloppe brune ? Non. Agression sexuelle ? Non. Possession de crack ? Non. Parce qu’il a volé un veston à L’Aubainerie ? Non plus. Alors pourquoi ? On ne sait pas. Comment ça, on ne sait pas ? Parce que.
Ce que l’on sait, c’est que curieusement, Guy Ouellette était président de la Commission des institutions qui scrutait le travail de l’UPAC. Et que l’UPAC scrutait les faits et gestes de Guy Ouellette. C’est fou comme on se surveille les uns les autres. Et tout ça avec nos taxes. Si l’UPAC est sur le cas de Ouellette, c’est parce qu’on le soupçonne d’être responsable des fuites médiatiques du projet Mâchurer. Le projet Mâchurer ?
Je sais, c’est un nom bizarre. On dirait le titre d’un Bob Morane ou d’une pièce de Robert Lepage. C’est plutôt le nom de l’enquête sur le financement illégal des partis politiques qui impliquerait l’ex-premier ministre Charest et le grand argentier du PLQ, Marc Bibeau. Pourquoi ça s’appelle l’enquête Mâchurer ? Fouille-moi. On aurait pu faire simple et appeler ça l’enquête Magouille, l’enquête Ristourne ou l’enquête Frisée. On a choisi Mâchurer. Qui signifie barbouiller de noir. Assez recherché comme terme.
On ne se doute pas à quel point les policiers sont des hommes de lettres. D’ailleurs, l’affaire Ouellette est, jusqu’à maintenant, un grand débat sémantique.