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mercredi 25 avril 2018

Les p’tits ''J'aime''


Je ne sais pas si c’est moi, mais je commence à faire de l’urticaire chaque fois que je lis des pensées philosophiques et poétiques sur l’estime de soi et tous les bla…bla…de l’amour et de la vie que l’on partage sur F.B.

Il y en a pour tout le monde, mais pour moi, trop c’est trop et je pourrais en devenir boulimique.
La majorité… je les défile très rapidement, car chu pu capable, certaines, surtout les plus rigolotes m’accrochent encore, quant aux histoires politiques et conspirationnistes, je suis désengagée depuis longtemps.

La somme d’information que l’on peut recevoir si l'on s’attarde plusieurs heures sur les réseaux est phénoménale.
Des p’tits chats, aux bébés, de la photo de nos enfants etc…etc…etc…. je pense sincèrement que je commence à devenir technophobe.

Les p’tits ''j’aime'' sur tous les posts ne m’inspirent pas trop, les émoticomes du ''J'adore à Tristesse'' ne rendent pas toujours mon humeur à sa juste valeur, je n’en ai vu aucun qui démontre le ‘’Je m’en fou complètement’’ surtout quand je sais que toutes mes informations se ramassent dans les milliards de données publicitaires du Web et arnaqueurs de tout genre avec l’appui de Big Brother et toute sa famille.

TROP C’EST COMME TROP…..par contre, j’adore jouer au scrabble avec mon ami d’enfance et je ne compte plus les bienfaits de toutes ses nouvelles technologies sur le plan social et personnel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technophobie  

« Ce n'est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique »
http://www.philomag.com/blogs/micro-sagesses/technophile-biophile-technophobe-biophobe

Cette semaine Cybèle et moi, on a le vent dans les voiles, les belles journées nous ont permis de redonner vie à la terrasse.

J’ai fait quelques heures de bénévolat au centre communautaire et aujourd’hui j’ai peint un cadrage blanc sur le mur du salon, l’occasion parfaite pour faire de l’exercice à mes bras endoloris.

Lolo la plus qu'im-parfaite xxx


jeudi 31 août 2017

"par désespoir"

Je viens de trouver un super truc pour les chats, je leur donne de l’herbe à chat.
Ils ont l’air des vrais Junkies à leur première dose, un très bon truc pour les apprivoiser plus rapidement.

Aujourd’hui, Cybèle et moi avons complètement transformé la table et les chaises de la salle à manger.
C’est un meuble en merisier solide et de grande qualité. Nous avons peint toutes les chaises en blanc farine ainsi que la table.
Toute une job!!! c’était idéal pour travailler à l’extérieur
avec une journée aussi ensoleillée.

Lundi, j’ai pris mon rôle de touriste solitaire au sérieux en me baladant dans le vieux Ste-Thérèse.
C’était une bonne marche de quelques kilomètres, je me suis rendue jusqu’à l’église en profitant du parc au piano, assise sur un banc, j’ai pris le temps d’observer l’animation des alentours.
Finalement, j’ai attendu Cybèle avec la voiture pour le trajet du retour, mes bras étaient chargés grâce à la découverte de quelques bons magasins.

Hier, Jean-Paul, le père de Stéphane et Nathalie sa sœur sont venus nous annoncer l’énorme accident qui s’était produit au Mt-Tremblant impliquant Cristian le frère de Stéphane.
En voyant les restes du camion accidenté, on se demande bien comment il a pu survivre à une telle catastrophe.

Pendant plus d’une heure, les pompiers ont travaillé pour le sortir du véhicule. Ils l’ont transporté en hélicoptère jusqu’à l’hôpital Sacré-Cœur.
Il a subi des blessures sérieuses et multiples, mais rien de dangereux pour sa vie.
On a tous ressenti un grand soupir de soulagement quand on a su qu’il était tiré d’affaire et je n’ose imaginer l’immense souffrance de la famille s’ils avaient eu à subir la perte d’un autre membre de la famille.
Pendant les longues minutes de désincarcération, malgré toutes les douleurs, il a raconté qu’à la pensée de son frère décédé il se sentait calme et rassuré.

ttp://www.tvanouvelles.ca/2017/08/28/un-camionneur-gravement-blesse-dans-les-laurentides

L’ennui a pris des vacances pour cette semaine.
J’adore le début de l’automne, juste assez frais à mon gout pour faire des activités extérieures.

Lolo la plus que parfaite xxx

 
De plus en plus d'Américains blancs d'âge moyen meurent "par désespoir"
Franceinfo


De plus en plus d'Américains blancs d'âge moyen meurent "par désespoir". En cause, divers facteurs socio-économiques qui rendent leurs vies de plus en plus difficiles.

Le taux de mortalité est en baisse partout dans le monde mais pour les Américain blancs, entre 45 et 54, il ne cesse d'augmenter. Le diabète, les maladies cardiaques et le cancer n'y sont pour rien. On parle plutôt de "morts de désespoir », par suicide, alcoolisme ou abus de drogues.

D'où provient ce désespoir ?
Ce désespoir est né chez ces personnes, notamment après la perte de postes bien rémunérés dans l'industrie et le bâtiment. La hausse de l'addiction aux opioïdes, drogue synthétique dérivé de l'opium, y est aussi pour quelques chose.

« Il y a assez d'anti-douleurs opioïdes prescrits tous les ans aux Etat-Unis pour permettre à chaque Américain de vivre sous l'influence d'opioïde un mois par an », explique Angus Deaton, lauréat du prix Nobel 2015 d'économie.

De même, les failles dans le système de retraite américain ont une grande importance à jouer dans ces morts de « désespoir ».

« Les gens qui avaient de bon jobs dans le secteur industriel, qui bénéficiaient de formations, ces gens avaient l'espoir d'une belle vie pour eux et leurs enfants. Et tout s'est évaporé », insiste Deaton.

vendredi 4 août 2017

Du besoin de disparaître de soi

Je remercie mon intelligente, non pour mon savoir et mes connaissances, mais pour ma façon de penser et d’agir.
Je suis surprise de constater à quel point j'ai une capacité à la résilience

Je me souviens, il y a quelques semaines, j’étais consciente de vivre une des plus belles périodes de ma vie. Je me sentais bien dans mon corps, l’activité d’artiste me remplissait de bonheur, mon cœur était libre et j’appréciais mon indépendance.

Aujourd’hui, tous mes projets ainsi que mes désirs d’hier s’effacent et je dois remettre mes accessoires d’artistes dans la noirceur de mes placards. Heureusement, je sens déjà la naissance en moi du plaisir à créer des nouveaux projets

Malgré l’adversité j’apprends à rebondir et ma joie de vivre ne s’éloigne jamais trop longtemps afin de me donner le courage de continuer.
Ma tristesse et ma joie se croisent régulièrement, comme dans le mouvement des pas d’une danse.
http://gravolin.blogspot.ca/2017/06/est-ce-que-la-joie-est-plus-forte-que.html

J'ai fait l'acquisition de lunettes de natation, elles sont vertes comme une grenouille, je me suis fait bien rire en me regardant dans le miroir.
Quand j'étais petite fille, je me sentais comme un poisson dans l’eau, j’adorais ramasser des sous dans le fond d’une piscine et j'étais surprise cette semaine de retrouver le plaisir de patauger comme jadis. Je veux réellement poursuivre cette activité à l’automne avec Arlette et Cybèle.

Je suis mauditement avancée dans mon déménagement et ma nouvelle vie.
Cybèle qui a l'efficacité d'une vraie secrétaire comptable s'occupe des comptes et de la paperasse. Emmanuelle garde l'oeil sur la direction de tout ''le tralala'' comme une grande fille et moi, en étant à la présidence, je gère-mène (Germaine) tout ce petit monde qui font partie de ma vie.

Un ami m’aide énormément,...

Imaginez…
Un ami qui a le sens de l'organisation, habile de ses mains et perfectionniste à l’extrême qui s’offre pour m’aider à déménager. Il est tout à fait le genre d’homme dont toute femme vivant seule rêve d’avoir dans les pattes en plein stress de déménagement. Comment refuser une telle offre avec en plus une prescription de tendresse.

Malgré notre façon de voir la vie et nos intérêts qui se retrouvent quelques fois à l’opposé comme deux points noirs aux extrémités d’une grande ligne, il est celui qui m’apprend le plus à pêcher dans plusieurs domaines de ma vie et je lui en suis très reconnaissante.

Je pense que nos similitudes devraient être certainement la grandeur de nos égos ainsi que celle de nos âmes.
Notre générosité de cœur se ressemble, mais elle se manifeste différemment. J'imagine que notre liberté et notre indépendance sont à nos yeux ce qui relie notre amitié en nous donnant le plaisir de nous retrouver de temps en temps.

Je respire mieux à voir toutes les boites pleines s’empiler, je sens le stress et l’inquiétude s’effacer derrière moi. J’oublie la plage en fin de semaine, je profiterai des derniers jours à scanner mon appartement.

Lolo la plus que parfaite… XXX

Du besoin de disparaître de soi

Le sociologue David Le Breton explique à quel point le besoin de nous effacer devient urgent et vital

«La blancheur est un engourdissement, un laisser-tomber né de la difficulté à transformer les choses.» Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, David Le Breton est hanté depuis des années par le thème de la «blancheur». A savoir l’envie de disparaître lorsqu’on arrive à saturation, la tentation d’échapper à la difficulté d’être soi dans un monde de contrôle, de vitesse, de performance, d’apparences. Selon lui, cet état touche de plus en plus de monde. Qu’il soit conscient – marche, yoga, méditation, jardinage – ou involontaire – burn-out, dépression, alcoolisme, personnalités multiples, maladie d’Alzheimer.

Le Temps: Vous donnez de nombreux exemples de «disparition de soi», qui laissent penser que nous sommes tous concernés. Peut-on échapper à cet état?

David Le Breton: Certaines personnes y échappent car elles sont bien dans leur peau, dans leur vie. Elles ont une vie accomplie qui les mène selon leurs rythmes. Sans doute aussi ont-elles des loisirs qui leur permettent de manière modérée de se détendre de toutes les tensions. Quelqu’un qui lit, marche, jardine régulièrement… Ce sont des manières paisibles de disparaître. La personne n’aura pas l’impression de s’effacer d’elle-même. Mais une majorité de nos contemporains est dans ce fardeau d’être soi qui amène à une volonté de lâcher prise.

 Lire aussi: «Il n’y a jamais eu autant de burn-out dans les banques»

Un temps pour soi
Deux fois par semaine, nos idées pour une vie plus saine et plus simple
exemple
Très souvent, j’entends ces paroles: «J’aimerais disparaître un moment, qu’on ne s’occupe plus de moi…» Je pense qu’il y a vingt ou trente ans, on n’aurait jamais dit ça. Nous avions des responsabilités sociales qui restaient encore à la hauteur de nos compétences. Maintenant, nous sommes dans la nécessité constante de montrer que nous sommes à la hauteur. Le portable vient nous traquer dans nos moments de repos. Dans les trains, les gens crient au téléphone et racontent leur vie. Le silence devient plus rare. Un temps, il était possible de faire une sieste dans le train. Maintenant tout un univers de sonneries nous rappelle à l’ordre. On finit par craquer.

– La blancheur se définit-elle différemment chez les ados, les adultes et les personnes âgées?

 Je situe la blancheur parmi les conduites à risques de nos jeunes. Ces jeunes en errance qui disparaissent du lien social. On retrouve la blancheur dans la toxicomanie, etc. Que des millions de jeunes Occidentaux boivent, non pas pour l’ivresse, mais pour ne plus être là, c’est très révélateur. Il y a aussi les troubles alimentaires, comme l’anorexie, et l’émergence des Hikikomori, ces ados qui s’isolent dans leur chambre et n’en sortent pas pendant des années, comme s’ils étaient des moines technologiques. Ils sont en lien avec les réseaux sociaux, mais ne supportent plus les liens de visage à visage, de corps à corps. Ils ont besoin de la médiation de l’écran pour aseptiser le risque de la rencontre.