Je remercie mon intelligente, non pour mon savoir et mes connaissances, mais pour ma façon de penser et d’agir.
Je suis surprise de constater à quel point j'ai une capacité à la résilience
Je me souviens, il y a quelques semaines, j’étais consciente de vivre une des plus belles périodes de ma vie. Je me sentais bien dans mon corps, l’activité d’artiste me remplissait de bonheur, mon cœur était libre et j’appréciais mon indépendance.
Aujourd’hui, tous mes projets ainsi que mes désirs d’hier s’effacent et je dois remettre mes accessoires d’artistes dans la noirceur de mes placards. Heureusement, je sens déjà la naissance en moi du plaisir à créer des nouveaux projets
Malgré l’adversité j’apprends à rebondir et ma joie de vivre ne s’éloigne jamais trop longtemps afin de me donner le courage de continuer.
Ma tristesse et ma joie se croisent régulièrement, comme dans le mouvement des pas d’une danse.
http://gravolin.blogspot.ca/2017/06/est-ce-que-la-joie-est-plus-forte-que.html
J'ai fait l'acquisition de lunettes de natation, elles sont vertes comme une grenouille, je me suis fait bien rire en me regardant dans le miroir.
Quand j'étais petite fille, je me sentais comme un poisson dans l’eau, j’adorais ramasser des sous dans le fond d’une piscine et j'étais surprise cette semaine de retrouver le plaisir de patauger comme jadis. Je veux réellement poursuivre cette activité à l’automne avec Arlette et Cybèle.
Je suis mauditement avancée dans mon déménagement et ma nouvelle vie.
Cybèle qui a l'efficacité d'une vraie secrétaire comptable s'occupe des comptes et de la paperasse. Emmanuelle garde l'oeil sur la direction de tout ''le tralala'' comme une grande fille et moi, en étant à la présidence, je gère-mène (Germaine) tout ce petit monde qui font partie de ma vie.
Un ami m’aide énormément,...
Imaginez…
Un ami qui a le sens de l'organisation, habile de ses mains et perfectionniste à l’extrême qui s’offre pour m’aider à déménager. Il est tout à fait le genre d’homme dont toute femme vivant seule rêve d’avoir dans les pattes en plein stress de déménagement. Comment refuser une telle offre avec en plus une prescription de tendresse.
Malgré notre façon de voir la vie et nos intérêts qui se retrouvent quelques fois à l’opposé comme deux points noirs aux extrémités d’une grande ligne, il est celui qui m’apprend le plus à pêcher dans plusieurs domaines de ma vie et je lui en suis très reconnaissante.
Je pense que nos similitudes devraient être certainement la grandeur de nos égos ainsi que celle de nos âmes.
Notre générosité de cœur se ressemble, mais elle se manifeste différemment. J'imagine que notre liberté et notre indépendance sont à nos yeux ce qui relie notre amitié en nous donnant le plaisir de nous retrouver de temps en temps.
Je respire mieux à voir toutes les boites pleines s’empiler, je sens le stress et l’inquiétude s’effacer derrière moi. J’oublie la plage en fin de semaine, je profiterai des derniers jours à scanner mon appartement.
Lolo la plus que parfaite… XXX
Du besoin de disparaître de soi
Le sociologue David Le Breton explique à quel point le besoin de nous effacer devient urgent et vital
«La blancheur est un engourdissement, un laisser-tomber né de la difficulté à transformer les choses.» Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, David Le Breton est hanté depuis des années par le thème de la «blancheur». A savoir l’envie de disparaître lorsqu’on arrive à saturation, la tentation d’échapper à la difficulté d’être soi dans un monde de contrôle, de vitesse, de performance, d’apparences. Selon lui, cet état touche de plus en plus de monde. Qu’il soit conscient – marche, yoga, méditation, jardinage – ou involontaire – burn-out, dépression, alcoolisme, personnalités multiples, maladie d’Alzheimer.
Le Temps: Vous donnez de nombreux exemples de «disparition de soi», qui laissent penser que nous sommes tous concernés. Peut-on échapper à cet état?
David Le Breton: Certaines personnes y échappent car elles sont bien dans leur peau, dans leur vie. Elles ont une vie accomplie qui les mène selon leurs rythmes. Sans doute aussi ont-elles des loisirs qui leur permettent de manière modérée de se détendre de toutes les tensions. Quelqu’un qui lit, marche, jardine régulièrement… Ce sont des manières paisibles de disparaître. La personne n’aura pas l’impression de s’effacer d’elle-même. Mais une majorité de nos contemporains est dans ce fardeau d’être soi qui amène à une volonté de lâcher prise.
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exemple
Très souvent, j’entends ces paroles: «J’aimerais disparaître un moment, qu’on ne s’occupe plus de moi…» Je pense qu’il y a vingt ou trente ans, on n’aurait jamais dit ça. Nous avions des responsabilités sociales qui restaient encore à la hauteur de nos compétences. Maintenant, nous sommes dans la nécessité constante de montrer que nous sommes à la hauteur. Le portable vient nous traquer dans nos moments de repos. Dans les trains, les gens crient au téléphone et racontent leur vie. Le silence devient plus rare. Un temps, il était possible de faire une sieste dans le train. Maintenant tout un univers de sonneries nous rappelle à l’ordre. On finit par craquer.
– La blancheur se définit-elle différemment chez les ados, les adultes et les personnes âgées?
Je situe la blancheur parmi les conduites à risques de nos jeunes. Ces jeunes en errance qui disparaissent du lien social. On retrouve la blancheur dans la toxicomanie, etc. Que des millions de jeunes Occidentaux boivent, non pas pour l’ivresse, mais pour ne plus être là, c’est très révélateur. Il y a aussi les troubles alimentaires, comme l’anorexie, et l’émergence des Hikikomori, ces ados qui s’isolent dans leur chambre et n’en sortent pas pendant des années, comme s’ils étaient des moines technologiques. Ils sont en lien avec les réseaux sociaux, mais ne supportent plus les liens de visage à visage, de corps à corps. Ils ont besoin de la médiation de l’écran pour aseptiser le risque de la rencontre.